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Les " CREAVES ", hôpitaux de campagne pour animaux blessés Qui, un jour, n'a trouvé au hasard d'une promenade un animal percuté par une voiture, affaibli par le froid prolongé de l'hiver ou encore, empoisonné par des braconniers peu respectueux des réglementations en vigueur ? Que faire de l'animal invalide ? Faut-il le secourir ? Faut-il le nourrir ?... Autant de questions qui ne trouvent pas, d'emblée, une réponse. Peut-on le garder et le soigner chez soi ? Ce n'est pas conseillé et même interdit s'il s'agit d'une espèce indigène protégée ou d'une espèce " gibier " en dehors de la période de chasse . De plus, la plupart du temps, un animal blessé nécessite des soins que seuls des spécialistes peuvent assurer. Mais en le laissant sur place, il serait peut-être condamné à mourir. C'est pourquoi, des Centres de Revalidation des Espèces Animales Vivant naturellement à l'Etat Sauvage ou " CREAVES ", agréés par la Région wallonne, ont été créés
[liste]. Gérés par des bénévoles, ces Centres reçoivent la collaboration de vétérinaires dans les cas les plus sérieux. Après avoir été soignés, les animaux retrouveront la liberté. Quatre questions à se poser lorsque vous trouvez un animal blessé 1. L'animal a-t-il réellement besoin d'être secouru ? Pas toujours. Il n'est pas rare, par exemple, de trouver des oisillons sortis du nid ou de jeunes mammifères comme des faons qui semblent être abandonnés. Dans la plupart des cas, les parents ne sont pas loin et continuent à nourrir leur progéniture. Pour répondre à cette question, vous pouvez vous cacher en retrait de l'animal et observer si les parents assurent toujours leur devoir ... 2. Est-il dangereux ? Dans la grande majorité des cas, non. Quelques espèces sont néanmoins particulièrement vives ou agressives. Ainsi, par exemple, il vaut mieux manipuler les rapaces avec précautions et munis de gants car leurs serres peuvent parfois infliger de douloureuses blessures. De même, prenez garde au bec des hérons qui a une "forme de poignard" : celui-ci doit être maintenu à bonne distance de vos yeux ! Quant aux autres espèces, il ne devrait y avoir aucun risque particulier. Cependant, la rage n'étant pas totalement éradiquée en Wallonie, mieux vaut prendre également des précautions (gants pour évier les morsures…] avec les mammifères. 3. Faut-il le nourrir ? Si l'animal est affaibli et que vous ne pouvez le rapatrier rapidement à un CREAVES, vous pouvez lui assurer un premier repas. Encore faut-il connaître son régime alimentaire. Concernant les oiseaux, sachez qu'un rapace ne se nourrit pas de pain et qu'il ne suffit pas d'emmitoufler un rouge-gorge malade ou de le gorger de lait pour qu'il retrouve toutes ses plumes ! Cependant, nombre d'oiseaux apprécient la pâtée pour chats, de même que le jaune d'oeuf cuit dur, la viande de bœuf coupée en fins morceaux, les vers de farine, les fruits et l'eau (jamais de lait qui est indigeste !). Quant aux oiseaux granivores, ils devront recevoir un mélange de graines appropriées à leur espèce. Dans tous les cas, il vaut mieux contacter rapidement l'un des responsables d'un CREAVES
[liste]. 4. Faut-il l'enfermer ? Quelle que soit l'espèce récupérée, enfermez la dans une boite en carton ou une caisse en bois (pas dans une cage) que vous gardez dans un local clos, sombre et aéré. Laissez alors l'animal se reposer au calme, dans l'attente de son transfert dans l'un des CREAVES où il pourra être soigné de manière adaptée. Plus vite il recevra des soins appropriés, plus ses chances seront grandes d'être rendu à la nature. |


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